En guise de nouvelle, où la patience m’accompagne difficilement parfois, une tranche de vie kirghize.
Il est 15h30 lorsque j’entre dans le bureau des colis de la poste centrale de Bichkek. Il y a, avant moi, trois femmes dont deux qui sont venues ensemble. Je suis donc la troisième. Les deux premières dames, un peu âgées, russes, ont l’air d’être sur le départ. Le bureau est petit, un comptoir en bois nous séparant de l’unique postière. Derrière elle, quelques paquets faits de tissus blanc, sont cousus grossièrement. De la cire rouge est apposé sur chaque couture. Je regarde le paquet des deux dames russes, pas encore cousu et sans adresse. Celui de la troisième dame est encore dans un sac plastique, sur la balance. L’on vient à s’occuper de moi et de mon paquet pour la France. Je suis contente mais sais bien que je ne suis pas encore sortie. La postière prend mon sac plastique, le pose sur la balance. La troisième dame « et moi alors ? » Elle était là avant moi. La postière enlève donc mon sac de la balance et remet celui de la troisième dame. Les deux premières dames interviennent, quand même, la postière pourrait s’occuper d’abord de leur paquet, presque terminé. Elle laisse le sac sur la balance, revient vers le gros paquet des deux dames et se met à le coudre avec du gros fil blanc pour le fermer. Une seconde postière entre et notre postière, soudainement, s’affole. Elle rend le paquet aux deux femmes russes, avec l’aiguille, et leur demande de le terminer. Puis elle prend mon sac plastique tandis que la troisième dame remplit des formulaires. Elle essaye d’en faire un paquet avec une grande feuille de papier marron, mais comme c’est mou et rond tout s’échappe, elle s’y reprend à trois fois et n’y tenant plus elle revient au comptoir prendre un rouleau de scotch pour scotcher le sac plastique, cependant que les deux femmes russes lui demandent de s’activer car elles n’ont plus qu’à payer. Elle pose mon paquet pas terminé, rédige un petit papier, tamponne, puis leur demande de remplir une case et en profite pour revenir à mon paquet. Il est terminé.
La troisième dame russe attend toujours. Je récupère mon paquet et un gros marqueur que la postière me tend pour écrire l’adresse. Deux jeunes filles arrivent, et elle entreprend de s’occuper de leur paquet. Le mien, celui des deux premières dames russes et la troisième ne sont toujours pas terminé. Et la postière arrête tout. Elle nous demande d’attendre car elle a plus urgent à faire : Une jeune fille vient récupérer les paquets déjà faits. Et notre postière s’empresse pour bien faire, car elle ne veut pas nous faire attendre. Il y a 7 petits paquets et 4 gros paquets. Pour chacun il faut remplir une fiche en trois exemplaires et un formulaire par paquet à découper au ciseau. Ensuite, il faut mettre chacun des paquets dans un sac qui puisse être fermé et collé à la cire avec, à l’intérieur, l’adresse du destinataire, le bordereau numéro 1 et le numéro 3. Cela devient complexe, le bureau est en vrac, les stylos disparaissent. Elle finit par en trouver un, écrit vite tandis que la jeune fille, aidant notre postière, entreprend de mettre les paquets dans des sacs. Elle commence par le plus gros, sans doute un tapis, qui la dépasse en hauteur et qu’elle a du mal à soulever. Elle le met dans un premier sac, essaye de le fermer alors que de toute évidence le sac est trop petit, vérifie quand même, puis enlève avec difficulté le paquet du sac et disparaît pour revenir avec un grand sac. Dans le transfert, je regarde ses gestes brusques, je me dis elle peut perdre quelque chose. Elle y plonge une fiche, ferme le sac avec une grosse ficelle, puis le colle à la cire. Et notre postière pousse un hurlement. Elle n’a pas mis la bonne fiche, alors elle rouvre le sac, fait l’échange, puis le referme à la grosse ficelle et le recolle à la cire. Notre postière a le temps de rédiger deux fiches différentes, l’autre s’affaire sur un second sac, demande la fiche, notre postière ne trouve plus la bonne, la cherche, la refait. Enfin, quand le second sac est fermé, notre postière avise la jeune fille qu’un second paquet doit aller dedans. Elle rouvre le sac, le referme.
Notre postière a presque terminé les fiches des gros paquets quand une troisième arrive car ça traîne. « mais je travaille moi ! je peux pas tout faire ! » La nouvelle décide de rester pour faire avancer les choses. Elle ramasse par terre un sac vide, l’ouvre machinalement et s’écrit « ah catastrofa ! » elle lève le bras en tendant un bordereau avec une adresse. « c’est quoi ça !!! » notre postière répète « catastrofa ! c’est le gros ! » elle se précipite sur le plus gros paquet, et à trois, ouvrent le gros paquet et le referment. Elles enlèvent la cire, puis la ficelle qui ferme le sac, y plongent l’adresse, recoupent de la ficelle, remettent la ficelle, et y remettent de la cire brûlante avec le tampon dessus. La jeune aide renverse de la cire sur le pantalon de notre postière, qui s’énerve. Doit donc s’éclipser laver son pantalon. Quelques minutes plus tard, notre postière revient rédiger les fiches des paquets restants.
Nous, les regardons.
Au début le spectacle amuse tout le monde. Vraiment.
On l’encourage, on lui dit que ce n’est pas grave, qu’on peut attendre. On compatit. Comme au théâtre, nous sommes tous accoudés au comptoir à regarder. Puis vient qu’il faut emmener les paquets. L’espoir reprend, ce sera bientôt notre tour. L’une des postières commence par le gros paquet, en attendant que les autres soient terminés. Elle le passe difficilement par-dessus le comptoir, il est lourd, elles le prennent à deux, la troisième dame russe les aide et partent par la porte d’entrée. Après dix minutes elles reviennent avec. Puis repartent avec le même, pour revenir encore, lui faire traverser la pièce et prendre la porte de service. Enfin, au bout d’une heure, les paquets sont terminés. Le ballet du gros paquet a déterminé l’endroit où il fallait emporter les autres. On les emporte dans le bureau juste derrière. Il est 17h. Notre postière revient en courant, sur ses talons aiguilles, et nous crie avec un grand sourire « j’arrive dans deux minutes !! » elle prend sur le comptoir une feuille puis repart en sautillant, pressée. Elle revient dans la foulée : elle a oublié le tampon. Elle disparaît à nouveau, dans une main la feuille à tamponner et dans l’autre le tampon. Et revient chercher un stylo, qu’elle ne trouve pas. L’une des deux premières dames russes, exaspérée, lui donne son stylo. Elle disparaît à nouveau dans l’autre bureau, pour revenir encore, toujours en courant à petits pas, prendre l’encre du tampon.
Nous commençons à changer de couleur.
Tous silencieux.
Enfin, après dix minutes, elle réapparaît. Elle a terminé, elle peut s’occuper de nous. Les deux premières femmes n’avaient plus qu’à payer. Elles lui donnent l’argent, mais la postière doit rendre de la monnaie et disparaît donc à nouveau. Puis revient, le compte semble compliqué, l’une des deux femmes russes « allez, ça suffit, je dois partir maintenant, tu dois me rendre 300 som ». Les deux dames russes s’éclipsent. J’écumais. Je m’étais préparée à bondir pour passer devant la troisième dame russe, sachant bien qu’elle était pourtant là avant moi. On avait déjà commencé à se pousser l’une l’autre pour être le plus en face de la postière. Elle a bondi en premier, beaucoup mieux rodée à ce sport. Son paquet n’était pas fait et c’était un paquet de tissu. La postière sort un drap blanc d’un tiroir, s’empêtre dedans, manque de tomber, car il est trois fois plus grand qu’elle, trouve le bon côté, le mesure, cherche des ciseaux, le coupe et va à la machine à coudre, met en place le fil, le drap et coup. Ca rate. Le fil est coincé. Je blanchis. Elle revient, essaye de faire rentrer les affaires dedans, ça ne marche pas, il faut scotcher, le rouleau de scotch est terminé. La tension monte, nous nous demandons comment elle va s’en sortir lorsque la dame russe sort un gigantesque rouleau de scotch de son sac à main et le tend à la postière, qui scotche puis retourne à la machine à coudre. Mon tour vient enfin. Il ne faut pas faire attendre l’étrangère, on rigole un peu, on me regarde. Elle prend mon paquet. Puis hurle « mais il ne fallait pas écrire avec ce gros marqueur, c’est interdit !! » elle regarde mon paquet dépitée, le tourne dans tous les sens, le montre à tout le monde, ne sachant quelle décision prendre : il fallait refaire mon paquet. Derrière moi un grondement monte. Elle décide que ça ira comme ça. Elle rédige sa petite note, me la tend, je paye, et hop c’est terminé, je suis enfin libérée, je peux filer, mon paquet est assurément en bonne voie pour être envoyé. Il est 17h45. Nous n’étions que quatre clientes. La dame russe arrivée avant moi n’a pas encore terminé. Et je sors du petit bureau.
Donc, vous l’avez compris, la vie va, avec un autre rythme, et tout va bien !
Je change de pays demain,
A très bientôt, Aminatou.
Framboises et notes de voyage, de retour à Paris
Je suis revenue à la maison. Cette année j’ai manqué à ma tradition d’anecdotes collectives, où l’on pouvait suivre à la trace mes avancées. Le temps m’a pris d’assaut. Après Almaty j’avais besoin de grand espace, d’être loin des klaxons, moteurs de voitures, pelleteuse, scies, marteaux, chantiers, besoin de marcher, d’écouter le vent dans les feuilles et de m’asseoir sur un banc pour regarder les passants et les feuilles voler.
A Jalal-Abad j’ai adopté une belle allée du parc de la ville. Je m’y suis arrêtée plusieurs fois pour regarder et discuter aussi. Le deuxième jour, un jeune homme s’approche de moi, il est avec sa femme qui tient son bébé dans ses bras, il a l’air inquiet et il veut me parler, il me dit « Tu sais où dormir ? Hier je t’ai vu ici, le matin et le soir encore, et aujourd’hui tu es là, tu as une maison ? Chez qui tu dors ? » Je le rassure, oui j’ai bien un endroit où dormir, je me promène, il me donne quand même son adresse, me dit que je peux venir quand je veux si je ne sais pas où aller et il s’en va. Bon, c’est vrai qu’avec mes pauvres vêtements usés je suis loin de ressembler aux autres étrangers de passage. Je n’ai pas les chaussures de marche, pas de sac à dos eastpack, pas de lunettes de soleil, pas d’appareil photo, et ma caméra est rangé dans un sac de bazar blanc sali par la terre.
Avant encore, et entre moments de boulot, il y a eu Aralsk. J’y suis arrivée le soir, vers 22h, on avait réussi à trouver quelqu’un pour venir me chercher à la gare, et c’est devant l’unique vieil hôtel soviétique que l’on m’a déposé, me recommandant de m’enfermer dans ma chambre sans me promener. Il faisait chaud, les ados étaient dans la rue de l’hôtel, centre ville, à rigoler, en sandale, dans le sable. Le sable était encore chaud de l’après midi, le vent faisait voler les tentures des portes et fenêtre. Une ville de bord de mer. J’avais oublié où j’étais arrivée. Le matin, la rue était large, vide, le verre éclaté des bouteilles de bière bruissait sous mes pas. Le sable en dessous. Le vent en permanence, la terre dans les yeux et le soleil haut et chaud.
J’ai vu la mer aussi. Pas dans le port du bout de la rue. A quatre heures de 4/4 d’Aralsk. J’étais si proche que je ne pouvais pas la manquer, ne serait-ce que par curiosité, parce que j’étais là. C’était une raison stupide. Je cherchais aussi de la vie, la force d’une mer, peut-être un peu de verdure dans ce désert. Or il n’y a plus de mouvements dans la mer. Les deux canadiennes qui étaient avec moi, à peine descendue de la voiture se sont assises face à la mer et dos aux pêcheurs et bouteilles de bière vide, et sans se parler elles ont attendu. Le chauffeur s’est baigné. Les pêcheurs se sont partagé des morceaux de poissons à chair rouge vif, tout en buvant des bières, des poissons qui avaient l’air déjà si vieux. J’ai filmé un peu, deux bobines, automatiques, je ne pouvais pas rester sans rien faire, pourtant, qu’est-ce que je faisais bien là ? Et puis le chauffeur nous a dit, ça y est ? On peut y aller ? Vous avez vu ? Voir ? Qu’est-ce qu’on a vu ? Des pêcheurs sont repartis dans leurs barques, ils ont le visage marqués et noirci par le soleil, avec des habits durcis par le sel et la terre. Nous n’avons pas parlé de tout le retour. Cette journée là, sur la route, on s’est arrêté beaucoup de fois chez des amis du chauffeur. Chez l’un de ses amis, j’ai enregistré les chameaux
C’est après que je suis arrivée au Kirghistan. Le paradis à côté, même si… Mais un peu de douceurs ne fait pas de mal. A Karakol, j’ai commencé à m’asseoir sur des bancs dans le parc de la ville. Ou sur des souches d’arbres. Derrière moi les jeux et manège, et jamais loin de moi les autres bancs ou souches sur lesquels les jeunes et les vieux s’assoient, longuement aussi. J’ai un peu amélioré mon russe. J’avais aussi mon cahier sur les genoux, même si je n’écrivais pas tout le temps, simplement je regardais avec plaisir chaque mouvement. Une jolie fille arrive, plus éclatante que les autres jeunes kirghizes, elle contourne ma souche et passe derrière moi, tandis que j’écris sur mon cahier « une jolie fille passe » Je lève la tête et me tourne, je croise son regard, avec un grand sourire elle me dit quelque chose en kirghize, je lui réponds en russe que je ne parle pas du tout kirghize, mais un petit peu russe, elle me répond en français « qu’est-ce que vous écrivez ? » Etonnée par cette première question inhabituelle, je cache les phrases machinalement écrites, et je lui réponds « j’écris ce qui me passe par la tête et sous les yeux, comme ça vient » et puis on a parlé un peu, en français, elle me dit qu’elle avec son ami, « pas son petit copain », elle a un grand sourire, les cheveux lâches, une jupe longue rose, elle resplendissante, elle est une belle personne, simplement sa beauté sans autre pensée m’apparaissait. Son ami la rejoint enfin, elle lui raconte en kirghize, et il lui répond, elle me traduit brièvement ce que son ami vient de lui dire par « de loin, un pêcheur reconnaît un autre pêcheur » Puis on s’est dit au revoir et ils ont continué leur ballade tous les deux, tandis que les dames qui balaient les parcs arrivaient à ma hauteur, les feuilles s’amassaient en tas, puis elles m’ont fait me déplacer, un homme a mis le feu au tas de feuilles mortes, et j’ai terminé ma journée par quelques leçons de russe.
A présent, je suis sous le ciel de Paris, fini les melons fins et sucrés, les framboises, les lipiochkas chaudes sorties du four, Daniel et Zhanara sont maintenant à San Francisco et Gaisha est resté dans sa ville, Almaty.
Histoire de mouton
Bonjour!
Ici donc c'est le mouton qui est roi. Autant en Bolivie c'est le poulet, autant ici c'est le mouton. Partout, des milliers en troupeaux, dans la nourriture à toutes les sauces, avec les pâtes, dans le plov et autres plats. D'ailleurs, c'est plutôt bon, bien que très gras. On dort sur des peaux de mouton en guise de matelas, avec une autre peau de mouton par dessus en guise de couverture, ça sent le mouton, mais aucun risque d'avoir froid. Bref après quelques semaines à la campagne, sans se laver car il n'y a pas d'eau courante, je me transformais presque en mouton... Bon. Je suis à Almaty. Un autre monde. Une ville occidentale truffée de casinos et de banques. des gens très bien fringués avec de grandes marques, des enfants tenant dans une même main deux ballons, des musiciens de rue, des jongleurs, et puis des dizaines de grand mères russes faisant la manche, dans la rue, elles aussi habillées avec soin, quoique plus traditionnellement. Le fichu a fleurs, la jupe au dessus des genoux, les chaussettes en laine montante et les chaussons. Elles restent, toute la journée, immobiles, je n'en ai jamais vu autant. C'est la faille. Apres ce petit détour, mon histoire de mouton. Dans cette ville occidentale il y a donc de restaurants occidentaux. Je n'avais donc que l'embarras du choix! après mon overdose de mouton, j'étais bien contente de pouvoir manger mexicain, chinois, italien ou japonais! Je me suis décidé pour le japonais, en me disant, pour sûr, le goût sera complètement à l'opposé de ces plats gras au mouton. La mer est loin de l'Asie centrale, mais je me dis que dans une ville aussi riche, les systèmes de congélations doivent bien fonctionner donc cela ne m'inquiète pas. Je commande un truc, il y avait la photo donc j'étais sûre d'avoir des makis. Il m'arrive sur ma table une dizaine de petits plats, bon, je suis surprise mais je mange et c'est bon. Puis arrivent mes makis, je suis contente, le goût ressemble a quelque chose de connu, puis j'en mange 4 - 5 a la suite, et je me dis bizarre, il y a un drôle de goît tout de même... je regarde d'un peu plus près mes makis, pour regarder quelle tête avait le poisson... c'était un tout petit bout, mais tout marron, tout dur, et c'était du mouton.
A la prochaine,
Aminatou
L'homme et les feuilles
Bonjour!
Me voici me voila... ici pas vraiment d'internet efficace tout le temps et puis pas beaucoup de temps non plus!! Mine de rien, j'ai une vie bien remplie dans ce monde du milieu... alors voilà une petite note de passage, accompagnant un grand bonjour a tous!
...l'automne est magnifique, en plus des teintes rouges, il y a ici le jaune des bouleaux... et du vent pour faire voler les feuilles, qui volent de plus en plus par centaines puisque ici on ne ramasse pas les feuilles ni dans les parcs, ni dans la rue. Parfois, on les fait bruler en petit tas, en plein milieu des trottoirs, mais c'est tout. Et puis j'ai rencontré un vieux monsieur un jour, dans un parc, qui ramassait les feuilles, il les entassait dans un sac de toile assez gros qu'il a ensuite pose sur une espèce de chariot à 2 roulettes. Je me suis dit, un peu étonnée, que oui quand même des gens pouvaient être payé pour entretenir les parcs, puis comme il se trouvait complètement seul dans l'immense parc avec à ses pieds un tapis bien épais de feuilles, il m'a paru qu'il faisait un travail bien vain. Je me suis approche pour lui demander si je pouvais le photographier, il a accepté et je suis restée une partie de l'après midi à le regarder, tantôt de près, tantôt de loin. On a discuté un peu. Et alors il m'a expliqué, en russe, qu'il ramassait ces feuilles pour lui, pour les manger, et que c'était très bon l'hivers, puis qu'il s'excusait, il fallait qu'il se dépêche car sa maison n'était pas tout prêt et il lui fallait revenir pour une deuxième cargaison. Alors voilà, ici, c'est un peu ça, surréaliste, absurde, triste, joyeux, beau, pauvre, terrible.
Et demain je pars pour le Kazakhstan, continuer ma route...
J'espère que vous allez tous bien, dans votre coin du monde!
Bisous, Aminatou
Khiva, novembre 2006.